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brèves de la drève

blog lent et paresseux


Des herbiers, il en restera toujours quelque-chose

lundi 6 février 2012

Les plantes du site ne sont pas toujours illustrées, et encore moins bien illustrées lorsqu’elles le sont. Aussi, nous avons donné les liens vers — lorsqu’ils existaient — quelques herbiers en ligne.

Les herbiers utilisés

L’Herbier de Bourgogne de l’UFR Sciences de la vie de l’Université de Bourgogne :
http://serres.u-bourgogne.fr/flore/
Les données y sont tirées de la Nouvelle flore de Bourgogne de François Bugnon.

La Grand flore de France : herbier de la flore française :
http://herbierfrance.free.fr/

Herbier du Québec, herbier virtuel proposé par le gouvernement du Québec :
http://www.mapaq.gouv.qc.ca/dgpar/arico/herbierv/

Le guide des plantes de l’Université catholique de Louvain (KUL, Katholieke Universiteit Leuven), campus de Courtrai/Kortrijk :
http://www.kuleuven-kortrijk.be/bioweb/

L’herbier en images de l’Identification Assistée par Ordinateur (IAO) de Pierre Goujon de Paris-Jussieu (Université Pierre-et-Marie-Curie) :
http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/herbier.php

L’herbier virtuel de Gembloux Agro-Bio Tech (Université de liège) :
http://www.gembloux.ulg.ac.be/biologie-vegetale/herbier/

Botarela, site des poacées de France
http://botarela.fr/Poaceae/Index-Especes.html

Citons aussi les illustrations sur Tela Botanica : http://www.tela-botanica.org/
Tela dispose de nombre de photos et lie ses fiches aux moteurs d’image (Google, Yahoo). Nous avons peu utilisé ce lien direct puisque nos notices donnent souvent un lien vers la fiche de Tela Botanica où un onglet « illustrations » est disponible.


Quelques genres botaniques représentés sur Hortical ou labellisés CCVS

mercredi 10 août 2011

Ici sont listés les genres ayant plusieurs espèces décrites sur hortical, ou ayant un label du CCVS (Conservatoire des collections végétales spécialisées)*. Chaque page correspondante les signale.

Abies : pinacées / / Pinaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Acacia : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae (CCVS)
Acer : acéracées / / Sapindaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Actinidia : actinidiacées / / Actinidiaceae — 1 fiche espèce
Aeonium : crassulacées / / Crassulaceae (CCVS)
Aesculus : hippocastanacées / / Sapindaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Agapanthus : liliacées / / Amaryllidaceae (CCVS)
Agave : agavacées / / Asparagaceae (CCVS)
Allium : liliacées / / Amaryllidaceae — 10 fiches espèce
Alnus : bétulacées / / Betulaceae — 3 fiches espèce
Aloe : aloéacées (aloacées) / / Asphodelaceae
Alopecurus : poacées (graminées) / / Poaceae — 2 fiches espèce
Anacamptis : orchidacées / / Orchidaceae — 2 fiches espèce
Anchusa : boraginacées / / Boraginaceae — 3 fiches espèce
Anemone : renonculacées / / Ranunculaceae — 4 fiches espèce
Angelica : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 2 fiches espèce
Anthriscus : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 2 fiches espèce
Apium : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 3 fiches espèce
Aralia : araliacées / / Araliaceae (CCVS)
Arbutus : éricacées / / Ericaceae (CCVS)
Arctium : astéracées (composées) / / Asteraceae — 2 fiches espèce
Artemisia : astéracées (composées) / / Asteraceae (CCVS) — 5 fiches espèce
Arum : aracées / / Araceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Asarum : aristolochiacées / / Aristolochiaceae (CCVS)
Aspidistra : liliacées / / Asparagaceae Nolinoideae (CCVS)
Asplenium : aspléniacées / / Dennstaedtiaceae — 6 fiches espèce
Astilbe : saxifragacées / / Saxifragaceae (CCVS)
Aucuba : cornacées / / Garryaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Barbarea : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Berberis : berbéridacées / / Berberidaceae — 2 fiches espèce
Beta : chénopodiacées / / Amaranthaceae — 2 fiches espèce
Betula : bétulacées / / Betulaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Blitum : chénopodiacées / / Amaranthaceae — 2 fiches espèce
Bougainvillea : nyctaginacées / / Nyctaginaceae (CCVS)
Brassica : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 10 fiches espèce
Briza : poacées (graminées) / / Poaceae — 2 fiches espèce
Brugmansia : solanacées / / Solanaceae (CCVS)
Buddleja : loganiacées / / Scrophulariaceae — 3 fiches espèce
Buxus : buxacées / / Buxaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Callitris : cupressacées / / Cupressaceae (CCVS)
Calluna : éricacées / / Ericaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Camellia : théacées / / Theaceae (CCVS)
Campanula : campanulacées / / Campanulaceae — 6 fiches espèce
Canna : cannacées / / Cannaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Capsicum : solanacées / / Solanaceae — 2 fiches espèce
Cardamine : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Carex : cypéracées / / Cyperaceae — 4 fiches espèce
Carpinus : bétulacées / / Betulaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Centaurea : astéracées (composées) / / Asteraceae — 4 fiches espèce
Cephalanthera : orchidacées / / Orchidaceae — 2 fiches espèce
Cichorium : astéracées (composées) / / Asteraceae — 2 fiches espèce
Clematis : renonculacées / / Ranunculaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Coreopsis : astéracées (composées) / / Asteraceae — 2 fiches espèce
Cornus : cornacées / / Cornaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Corylus : corylacées / / Betulaceae — 2 fiches espèce
Cosmos : astéracées (composées) / / Asteraceae — 2 fiches espèce
Cotoneaster : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Crataegus : rosacées / / Rosaceae — 3 fiches espèce
Crocus : iridacées / / Iridaceae — 5 fiches espèce
Cucumis : cucurbitacées / / Cucurbitaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Cucurbita : cucurbitacées / / Cucurbitaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Cucurbitaceae (environ 120 genres) : cucurbitacées / / Cucurbitaceae (CCVS)
Cyclamen : primulacées / / Primulaceae — 2 fiches espèce
Cynara : astéracées (composées) / / Asteraceae — 2 fiches espèce
Dactylorhiza : orchidacées / / Orchidaceae — 6 fiches espèce
Dahlia : astéracées (composées) / / Asteraceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Daphne : thyméléacées / / Thymelaeaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Daucus : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 2 fiches espèce
Dianthus : caryophyllacées / / Caryophyllaceae — 3 fiches espèce
Digitalis : scrophulariacées / / Plantaginaceae — 3 fiches espèce
Dipsacus : dipsacacées / / Caprifoliaceae — 3 fiches espèce
Dryopteris : dryopteridacées / / Dennstaedtiaceae — 5 fiches espèce
Echium : boraginacées / / Boraginaceae — 1 fiche espèce
Epilobium : onagracées (œnothéracées) / / Onagraceae — 2 fiches espèce
Epimedium : berbéridacées / / Berberidaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Epipactis : orchidacées / / Orchidaceae — 3 fiches espèce
Equisetum : équisetacées / / Dennstaedtiaceae — 3 fiches espèce
Erica : éricacées / / Ericaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Eriophorum : cypéracées / / Cyperaceae — 2 fiches espèce
Erodium : géraniacées / / Geraniaceae — 2 fiches espèce
Eryngium : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 1 fiche espèce
Erysimum : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Euonymus : célastracées / / Celastraceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Euphorbia : euphorbiacées / / Euphorbiaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Fagus : fagacées / / Fagaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Festuca : poacées (graminées) / / Poaceae — 2 fiches espèce
Foeniculum : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 2 fiches espèce
Fragaria : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Fraxinus : oléacées / / Oleaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Fritillaria : liliacées / / Liliaceae — 2 fiches espèce
Fuchsia : onagracées (œnothéracées) / / Onagraceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Galium : rubiacées / / Rubiaceae — 3 fiches espèce
Geranium : géraniacées / / Geraniaceae (CCVS) — 6 fiches espèce
Geum : rosacées / / Rosaceae — 3 fiches espèce
Ginkgo : ginkgoacées / / Ginkgoaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Gymnocarpium : dryopteridacées / / Dennstaedtiaceae — 2 fiches espèce
Hamamelis : hamamélidacées / / Hamamelidaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Hedera : araliacées / / Araliaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Helianthus : astéracées (composées) / / Asteraceae — 3 fiches espèce
Helleborus : renonculacées / / Ranunculaceae — 2 fiches espèce
Hieracium : astéracées (composées) / / Asteraceae — 3 fiches espèce
Holcus : poacées (graminées) / / Poaceae — 2 fiches espèce
Hyacinthoides : liliacées / / Asparagaceae Scilloideae — 2 fiches espèce
Hydrangea : hydrangéacées / / Hydrangeaceae (CCVS) — 6 fiches espèce
Hypericum : clusiacées / / Hypericaceae — 2 fiches espèce
Ilex : aquifoliacées / / Aquifoliaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Ipomoea : convolvulacées / / Convolvulaceae — 2 fiches espèce
Iris : iridacées / / Iridaceae (CCVS) — 5 fiches espèce
Jasminum : oléacées / / Oleaceae — 2 fiches espèce
Juglans : juglandacées / / Juglandaceae — 2 fiches espèce
Juncus : juncacées / / Juncaceae — 2 fiches espèce
Lactuca : astéracées (composées) / / Asteraceae — 2 fiches espèce
Lamium : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae — 3 fiches espèce
Lantana : verbénacées / / Verbenaceae — 2 fiches espèce
Lathyrus : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 2 fiches espèce
Lavandula : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Lavatera : malvacées / / Malvaceae — 2 fiches espèce
Lepidium : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Ligustrum : oléacées / / Oleaceae — 2 fiches espèce
Linum : linacées / / Linaceae — 2 fiches espèce
Lonicera : caprifoliacées / / Caprifoliaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Lotus : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 2 fiches espèce
Lunaria : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Lychnis : caryophyllacées / / Caryophyllaceae
Lysimachia : primulacées / / Primulaceae — 5 fiches espèce
Magnolia : magnoliacées / / Magnoliaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Malus : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Malva : malvacées / / Malvaceae — 3 fiches espèce
Medicago : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 3 fiches espèce
Mentha : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae — 3 fiches espèce
Muscari : liliacées / / Asparagaceae — 2 fiches espèce
Narcissus : amaryllidacées / / Amaryllidaceae — 2 fiches espèce
Nigella : renonculacées / / Ranunculaceae — 1 fiche espèce
Nymphaea : nymphéacées / / Nymphaeaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Oenanthe : apiacées (ombellifères) / / Apiaceae — 2 fiches espèce
Oenothera : onagracées (œnothéracées) / / Onagraceae — 3 fiches espèce
Ophrys : orchidacées / / Orchidaceae — 3 fiches espèce
Orchis : orchidacées / / Orchidaceae — 4 fiches espèce
Origanum : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Paeonia : paeoniacées / / Paeoniaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Papaver : papavéracées / / Papaveraceae — 4 fiches espèce
Pelargonium : géraniacées / / Geraniaceae (CCVS)
Penstemon : scrophulariacées / / Plantaginaceae — 2 fiches espèce
Phaseolus : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 2 fiches espèce
Physalis : solanacées / / Solanaceae — 2 fiches espèce
Picea : pinacées / / Pinaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Pinus : pinacées / / Pinaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Plantago : plantaginacées / / Plantaginaceae — 4 fiches espèce
Platanthera : orchidacées / / Orchidaceae — 2 fiches espèce
Poa : poacées (graminées) / / Poaceae — 2 fiches espèce
Polygonatum : liliacées / / Asparagaceae Nolinoideae (CCVS) — 3 fiches espèce
Polygonum : polygonacées / / Polygonaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Polypodium : polypodiacées / / Dennstaedtiaceae — 2 fiches espèce
Polystichum : dryopteridacées / / Dennstaedtiaceae — 2 fiches espèce
Populus : salicacées / / Salicaceae — 3 fiches espèce
Potentilla : rosacées / / Rosaceae — 7 fiches espèce
Primula : primulacées / / Primulaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Prunus : rosacées / / Rosaceae — 10 fiches espèce
Pulmonaria : boraginacées / / Boraginaceae — 2 fiches espèce
Pyrus : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Quercus : fagacées / / Fagaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Ranunculus : renonculacées / / Ranunculaceae — 6 fiches espèce
Raphanus : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Reseda : résédacées / / Resedaceae — 2 fiches espèce
Rhamnus : rhamnacées / / Rhamnaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Rhododendron : éricacées / / Ericaceae (CCVS)
Rhus : anacardiacées / / Anacardiaceae — 3 fiches espèce
Ribes : grossulariacées / / Grossulariaceae (CCVS) — 5 fiches espèce
Rosa : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Rubia : rubiacées / / Rubiaceae — 2 fiches espèce
Rubus : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Rumex : polygonacées / / Polygonaceae — 5 fiches espèce
Salix : salicacées / / Salicaceae (CCVS) — 6 fiches espèce
Salvia : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae (CCVS) — 5 fiches espèce
Sambucus : caprifoliacées / / Adoxaceae — 4 fiches espèce
Satureja : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae — 2 fiches espèce
Saxifraga : saxifragacées / / Saxifragaceae — 2 fiches espèce
Scabiosa : dipsacacées / / Caprifoliaceae — 2 fiches espèce
Sedum : crassulacées / / Crassulaceae (CCVS) — 8 fiches espèce
Sempervivum : crassulacées / / Crassulaceae — 4 fiches espèce
Senecio : astéracées (composées) / / Asteraceae — 3 fiches espèce
Silene : caryophyllacées / / Caryophyllaceae — 5 fiches espèce
Sinapis : brassicacées (crucifères) / / Brassicaceae — 2 fiches espèce
Solanum : solanacées / / Solanaceae (CCVS) — 5 fiches espèce
Sorbus : rosacées / / Rosaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Spiraea : rosacées / / Rosaceae — 3 fiches espèce
Stachys : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae — 5 fiches espèce
Stellaria : caryophyllacées / / Caryophyllaceae — 2 fiches espèce
Symphytum : boraginacées / / Boraginaceae — 3 fiches espèce
Syringa : oléacées / / Oleaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Tagetes : astéracées (composées) / / Asteraceae — 3 fiches espèce
Tanacetum : astéracées (composées) / / Asteraceae — 3 fiches espèce
Taraxacum : astéracées (composées) / / Asteraceae — 1 fiche espèce
Teucrium : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae — 2 fiches espèce
Thymus : lamiacées (labiées) / / Lamiaceae (CCVS) — 2 fiches espèce
Tilia : tiliacées / / Malvaceae (CCVS) — 4 fiches espèce
Tragopogon — 1 fiche espèce
Trifolium : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 3 fiches espèce
Trigonella : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 3 fiches espèce
Tulipa : liliacées / / Liliaceae — 2 fiches espèce
Typha : typhacées / / Typhaceae — 2 fiches espèce
Ulmus : ulmacées / / Ulmaceae — 3 fiches espèce
Urtica : urticacées / / Urticaceae — 2 fiches espèce
Vaccinium : éricacées / / Ericaceae — 2 fiches espèce
Valerianella : valérianacées / / Caprifoliaceae — 2 fiches espèce
Verbena : verbénacées / / Verbenaceae — 6 fiches espèce
Veronica : scrophulariacées / / Plantaginaceae — 3 fiches espèce
Viburnum : caprifoliacées / / Adoxaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Vicia : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 2 fiches espèce
Vigna : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 2 fiches espèce
Viola : violacées / / Violaceae (CCVS) — 3 fiches espèce
Weigela : caprifoliacées / / Caprifoliaceae (CCVS) — 1 fiche espèce
Wisteria : fabacées (légumineuses) / / Fabaceae — 2 fiches espèce

Plantes médicinales en vente libre (France)

lundi 3 janvier 2011

Le décret n° 2008-841 du 22 août 2008, relatif à la vente au public des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée fournit une liste limitative de 148 plantes autorisées à la vente, hors pharmacie [1]

« Art.D. 4211-11. ― Les plantes ou parties de plantes médicinales inscrites à la pharmacopée qui figurent dans la liste suivante peuvent, sous la forme que la liste précise, être vendues par des personnes autres que les pharmaciens :

Noms francais Noms scientifiques et synonymes Famille Parties utilisées de la plante Formes de préparation
Acacia à gomme Acacia senegal (L.) Willd. et autres espèces d’acacias d’origine africaine Fabaceae exsudation gommeuse = gomme arabique en l’état, en poudre, extrait sec aqueux
Âche des marais Apium graveolens L. Apiaceae souche radicante en l’état, en poudre
Achillée millefeuille, millefeuille Achillea millefolium L. Asteraceae sommité fleurie en l’état
Agar-agar Gelidium sp., Euchema sp., Gracilaria sp. Rhodophyceae mucilage = gélose en l’état, en poudre
Ail Allium sativumL. Liliaceae bulbe en l’état, en poudre
Airelle myrtille, voir : myrtille.
Ajowan Carum copticum Benth. et Hook. f. (= Psychotis ajowan DC.) [Voir aussi : carvi] Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Alchémille Alchemilla vulgaris L. (sensu latiore) Rosaceae partie aérienne en l’état
Alkékenge, coqueret Physalis alkekengi L. Solanaceae fruit en l’état
Alliaire Sisymbrium alliaria Scop. (= Alliaria petiolata) Brassicaceae plante entière en l’état, en poudre
Aloès des Barbades Aloe barbadensis Mill. (= Aloe vera L.) Liliaceae mucilage en l’état, en poudre
Amandier doux Prunus dulcis (Mill.) D. Webb var. dulcis Rosaceae graine, graine mondée. en l’état, en poudre
Ambrette Hibiscus abelmoschus L. Malvaceae graine en l’état, en poudre
Aneth Anethum graveolens L. (= Peucedanum graveolens Benth. et Hook.) Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Aneth fenouil, voir : fenouil doux
Angélique, angélique officinale Angelica archangelica L. (= Archangelica officinalis Hoffm.) Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Anis, anis vert Pimpinella anisum L. Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Anis étoilé, voir : badianier de Chine
Ascophyllum Ascophyllum nodosum Le Jol. Phaeophyceae thalle en l’état, en poudre, extrait sec aqueux
Aspérule odorante Galium odoratum (L.) Scop. (= Asperula odorata L.) Rubiaceae partie aérienne fleurie en l’état
Aspic, lavande aspic Lavandula latifolia (L. f.) Medik. Lamiaceae sommité fleurie en l’état
Astragale à gomme, gomme adragante Astragalus gummifer (Labill.) et certaines espèces du genre Astragalus d’Asie occidentale Fabaceae exsudation gommeuse = gomme adragante en l’état, en poudre, extrait sec aqueux
Aubépine, épine blanche Crataegus laevigata (Poir.) DC., C. monogyna Jacq. (Lindm.) (= C. oxyacanthoïdes Thuill.) Rosaceae fruit en l’état
Aunée, aunée officinale Inula helenium L. Asteraceae partie souterraine. en l’état, en poudre
Avoine Avena sativa L. Poaceae fruit en l’état, en poudre
Badianier de Chine, anis étoilé, badiane de Chine Illicium verum Hook. f. Magnoliaceae fruit = badiane de Chine ou anis étoilé en l’état, non fragmenté
Balsamite odorante, menthe coq Balsamita major Desf. (= Chrysanthemum balsamita [L.] Baill.) Asteraceae feuille, sommité fleurie en l’état
Bardane (grande) Arctium lappa L. (= A. majus [Gaertn.] Bernh.) (= Lappa major Gaertn.) Asteraceae feuille, racine en l’état
Basilic, basilic doux Ocimum basilicum L. Lamiaceae feuille en l’état, en poudre
Baumier de Copahu, baume de Copahu Copaifera officinalis L., C. guyanensis Desf., C. lansdorfii Desf. Fabaceae oléo-résine dite « baume de copahu » en l’état
Bétoine Stachys officinalis (L.) Trevis. (= Betonica officinalis L.) Lamiaceae feuille en l’état
Bigaradier. Voir Oranger amer
Blé Triticum aestivum L. et cultivars (= T. vulgare Host) (= T. sativum Lam.) Poaceae son en l’état, en poudre
Bouillon blanc Verbascum thapsus L., V. densiflorum Bertol. (= V. thapsiforme Schrad.), V. phlomoides L. Scrophulariaceae corole mondée en l’état
Bourrache Borago officinalis L. Boraginaceae fleur en l’état
Bruyère cendrée Erica cinerea L. Ericaceae fleur en l’état
Camomille allemande. Voir Matricaire
Camomille romaine Chamaemelum nobile (L.) All. (= Anthemis nobilis L.) Asteraceae capitule en l’état
Camomille vulgaire. Voir Matricaire
Canéficier Cassia fistula L. Fabaceae pulpe de fruit en l’état
Cannelier de Ceylan, cannelle de Ceylan Cinnamomum zeylanicum Nees. Lauraceae écorce de tige raclée = cannelle de Ceylan en l’état, en poudre
Cannelier de Chine, cannelle de Chine Cinnamomum aromaticum Nees, C. cassia Nees ex Blume Lauraceae Ecorce de tige = cannelle de Chine en l’état, en poudre
Capucine Tropaeolum majus L. Tropaeolaceae feuille en l’état
Cardamome Elettaria cardamomum (L.) Maton. Zingiberaceae fruit en l’état, en poudre
Caroubier, gomme caroube Ceratonia siliqua L. Fabaceae graine mondée = gomme caroube en l’état, en poudre
Carragaheen, mousse d’Irlande Chondrus crispus Lingby Gigartinaceae thalle en l’état
Carthame Carthamus tinctorius L. Asteraceae fleur en l’état
Carvi, cumin des prés Carum carvi L. Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Cassissier. Groseiller noir Ribes nigrum L. Grossulariaceae feuille, fruit en l’état
Centaurée (petite) Centaurium erythraea Raf. (= Erythraea centaurium [L.] Persoon) (= C. minus Moench) (= C. umbellatum Gilib.) Gentianaceae sommité fleurie en l’état
Cerisier griottier. Voir Griottier
Chicorée Cichorium intybus L. Asteraceae feuille, racine en l’état
Chiendent (gros), chiendent pied de poule Cynodon dactylon (L.) Pers. Poaceae rhizome en l’état
Chiendent, chiendent (petit) Elytrigia repens [L.] Desv. ex Nevski (= Agropyron repens [L.] Beauv.) (= Elymus repens [L.] Goudl.) Poaceae rhizome en l’état
Citronnelles Cymbopogon sp. Poaceae feuille en l’état, en poudre
Citrouille. Voir Courge citrouille
Clou de girofle. Voir Giroflier
Cochléaire Cochlearia officinalis L. Brassicaceae feuille en l’état
Colatier. Voir Kolatier
Coquelicot Papaver rhoeas L., P. dubium L. Papaveraceae pétale en l’état
Coqueret. Voir Alkékenge
Coriandre Coriandrum sativum L. Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Courge citrouille, citrouille Cucurbita pepo L. Cucurbitaceae graine en l’état
Courge, potiron Cucurbita maxima Lam. Cucurbitaceae graine en l’état
Criste marine, perce-pierre Crithmum maritimum L.. Apiaceae partie aérienne en l’état
Cumin des prés. Voir Carvi
Curcuma long Curcuma domestica Vahl (= C. longa L.) Zingiberaceae rhizome en l’état, en poudre
Cyamopsis, gomme guar, guar Cyamopsis tetragonolobus L.) Taub. Fabaceae graine mondée = gomme guar en l’état, en poudre extrait sec aqueux
Églantier, cynorrhodon, rosier sauvage Rosa canina L., R. pendulina L. et autres espèces de Rosa Rosaceae pseudo-fruit = cynorrhodon en l’état
Éleuthérocoque Eleutherococcus senticosus Maxim. Araliaceae partie souterraine en l’état
Estragon Artemisia dracunculus L. Asteraceae partie aérienne en l’état, en poudre
Eucalyptus, eucalyptus globuleux Eucalyptus globulus Labill. Myrtaceae feuille en l’état
Fenouil amer Foeniculum vulgare Mill. var. vulgare Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Fenouil doux, aneth fenouil Foeniculum vulgare Mill. var. dulcis Apiaceae fruit en l’état, en poudre
Fenugrec Trigonella foenum-graecum L. Fabaceae graine en l’état, en poudre
Févier. Voir Gléditschia
Figuier Ficus carica L. Moraceae pseudo-fruit en l’état
Frêne Fraxinus excelsior L., F. oxyphylla M. Bieb. Oleaceae feuille en l’état
Frêne à manne Fraxinus ornus L. Oleaceae suc épaissi dit « manne » en l’état, en poudre
Fucus Fucus serratus L., F. vesiculosus L. Fucaceae thalle en l’état, en poudre
Galanga (grand) Alpinia galanga (L.) Willd. Zingiberaceae rhizome en l’état, en poudre
Galanga (petit) Alpinia officinarum Hance Zingiberaceae Rhizome en l’état, en poudre
Genévrier genièvre Juniperus communis L. Cupressaceae cône femelle dit « baie de genièvre » en l’état
Gentiane, gentiane jaune Gentiana lutea L. Gentianaceae partie souterraine en l’état, en poudre
Gingembre Zingiber officinale Roscoe Zingiberaceae rhizome en l’état, en poudre
Ginseng, panax de Chine Panax ginseng C.A. Meyer (= Aralia quinquefolia Decne. et Planch.) Araliaceae Partie souterraine en l’état, en poudre extrait sec aqueux
Giroflier Syzygium aromaticum (L.) Merr. et Perry (= Eugenia caryophyllus (Sprengel) Bull. et Harr.) Myrtaceae Bouton floral = clou de girofle en l’état, en poudre
Gléditschia, févier Gleditschia triacanthos L., G. ferox Desf. Fabaceae graine. en l’état, en poudre extrait sec aqueux
Gomme adragante. Voir Astragale à gomme
Gomme arabique. Voir Acacia à gomme
Gomme caroube. Voir Caroubie.
Gomme de sterculia. Voir Sterculia
Gomme guar. Voir Cyamopsis
Gomme Karaya. Voir Sterculia
Gomme M’Bep. Voir Sterculia
Griottier, cerisier griottier, queue de cerise Prunus cerasus L., P. avium (L.) L. Rosaceae pédoncule du fruit = queue de cerise en l’état
Groseiller noir. Voir Cassissier
Guar. Voir Cyamopsis
Guarana. Voir Paullinia
Guimauve Althaea officinalis L. Malvaceae feuille, fleur, racine en l’état, en poudre (racine)
Hibiscus. Voir Karkadé
Houblon Humulus lupulus L. Cannabaceae inflorescence femelle dite « cône de houblon » en l’état
Jujubier Ziziphus jujuba Mill. (= Z. sativa Gaertn.) (= Z. vulgaris Lam.) (= Rhamnus zizyphus L.) Rhamnaceae fruit privé de graines en l’état
Karkadé, oseille de Guinée, hibiscus Hibiscus sabdariffa L. Malvaceae calice et calicule en l’état
Kolatier, colatier, kola Cola acuminata (P. Beauv.) Schott et Endl. (= Sterculia acuminata P. Beauv.), C. nitida (Vent.) Schott et Endl. (= C. vera K. Schum.) et variétés Sterculiaceae amande dite « noix de kola » en l’état, en poudre
Lamier blanc, ortie blanche Lamium album L. Lamiaceae corolle mondée, sommité fleurie en l’état
Laminaire Laminaria digitata J.P. Lamour., L. hyperborea (Gunnerus) Foslie, L. cloustonii Le Jol. Laminariaceae stipe, thalle en l’état, extrait sec aqueux (thalle)
Laurier commun, laurier sauce Laurus nobilis L. Lauraceae feuille. en l’état, en poudre
Lavande, lavande vraie Lavandula angustifolia Mill. (= L. vera DC) Lamiaceae fleur, sommité fleurie en l’état
Lavande aspic. Voir Aspic
Lavande stoechas Lavandula stoechas L. Lamiaceae fleur, sommité fleurie en l’état
Lavande vraie. Voir Lavande
Lavandin « Grosso » Lavandula × intermedia Emeric ex Loisel Lamiaceae fleur, sommité fleurie en l’état
Lemongrass de l’Amérique centrale Cymbopogon citratus (DC.) Stapf. Poaceae feuille en l’état, en poudre
Lemongrass de l’Inde Cymbopogon flexuosus (Nees ex Steud.) J.F. Wats. Poaceae feuille en l’état, en poudre
Lichen d’Islande Cetraria islandica (L.) Ach. sensu latiore Parmeliaceae thalle en l’état
Lierre terrestre Glechoma hederacea L. (= Nepeta glechoma Benth.) Lamiaceae partie aérienne fleurie en l’état
Lin Linum usitatissimum L. Linaceae graine en l’état, en poudre
Livèche Levisticum officinale Koch. Apiaceae feuille, fruit, partie souterraine en l’état, en poudre
Macis. Voir Muscadier aromatique
Marjolaine, origan marjolaine Origanum majorana L. (= Majorana hortensis Moench) Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Maté, thé du Paraguay Ilex paraguariensis St.-Hil. (= I. paraguayensis Lamb.) Aquifoliaceae feuille en l’état, extrait sec aqueux
Matricaire, camomille allemande, camomille vulgaire. Matricaria recutita L. (= Chamomilla recutita [L.] Rausch.) (= M. chamomilla L.) Asteraceae capitule en l’état
Mauve Malva sylvestris L. Malvaceae feuille, fleur en l’état
Mélisse Melissa officinalis L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état
Menthe coq. Voir Balsamite odorante
Menthe poivrée Mentha × piperita L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état
Menthe verte Mentha spicata L. (= M. viridis L.) Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état
Ményanthe, trèfle d’eau Menyanthes trifoliata L. Menyanthaceae feuille en l’état
Millefeuille. Voir Achillée millefeuille
Mousse d’Irlande. Voir Carragaheen
Moutarde junciforme Brassica juncea (L.) Czern. Brassicaceae graine en l’état, en poudre
Muscadier aromatique, macis, muscade Myristica fragrans Houtt. (= M. moschata Thunb.) Myristicaceae graine dite « muscade » ou « noix de muscade », arille dite « macis » en l’état, en poudre (graine)
Myrte Myrtus communis L. Myrtaceae feuille en l’état
Myrtille. Airelle myrtille Vaccinium myrtillus L. Ericaceae feuille, fruit en l’état
Olivier Olea europaea L. Oleaceae feuille en l’état
Oranger amer, bigaradier Citrus aurantium L. (= C. bigaradia Duch.) (= C. vulgaris Risso) Rutaceae feuille, fleur, péricarpe dit « écorce » ou zeste en l’état, en poudre (péricarpe)
Oranger doux Citrus sinensis (L.) Pers. (= C. aurantium L.) Rutaceae péricarpe dit « écorce » ou zeste en l’état, en poudre
Origan Origanum vulgare L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Origan marjolaine. Voir Marjolaine
Ortie blanche. Voir Lamier blanc
Ortie brûlante Urtica urens L. Urticaceae partie aérienne en l’état
Ortie dioïque Urtica dioica L. Urticaceae partie aérienne en l’état
Oseille de Guinée. Voir Karkadé
Panax de Chine. Voir Ginseng
Papayer Carica papaya L. Caricaceae suc du fruit, feuille en l’état, en poudre (suc du fruit)
Passerose. Voir Rose trémière
Paullinia, guarana Paullinia cupana Kunth. (= P. sorbilis Mart.) Sapindaceae graine, extrait préparé avec la graine = guarana en l’état, en poudre (extrait)
Pensée sauvage, violette tricolore Viola arvensis Murray, V. tricolor L. Violaceae fleur, partie aérienne fleurie en l’état
Perce-pierre. Voir Criste marine
Piment de Cayenne, piment enragé, piment (petit) Capsicum frutescens L. Solanaceae fruit en l’état, en poudre
Pin sylvestre Pinus sylvestris L. Pinaceae Bourgeon en l’état
Pissenlit, dent de lion Taraxacum officinale Web. Asteraceae feuille, partie aérienne en l’état
Pommier Malus sylvestris Mill. (= Pyrus malus L.) Rosaceae fruit en l’état
Potiron. Voir Courge
Prunier Prunus domestica L. Rosaceae fruit en l’état
Queue de cerise. Voir Griottier
Radis noir Raphanus sativus L. var. niger (Mill.) Kerner Brassicaceae racine en l’état
Raifort sauvage Armoracia rusticana Gaertn., B. Mey. et Scherb. (= Cochlearia armoracia L.) Brassicaceae racine en l’état, en poudre
Réglisse Glycyrrhiza glabra L. Fabaceae partie souterraine en l’état, en poudre, extrait sec aqueux
Reine-des-prés, ulmaire Filipendula ulmaria (L.) Maxim. (= Spiraea ulmaria L.) Rosaceae fleur, sommité fleurie en l’état
Romarin Rosmarinus officinalis L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Ronce Rubus sp. Rosaceae feuille en l’état
Rose trémière, passerose Alcea rosea L. (= Althaea rosea L.) Malvaceae fleur en l’état
Rosier à roses pâles Rosa centifolia L. Rosaceae Bouton floral, pétale en l’état
Rosier de Damas Rosa damascena Mill. Rosaceae Bouton floral, pétale en l’état
Rosier de Provins rosier à roses rouges Rosa gallica L. Rosaceae Bouton floral, pétale en l’état
Rosier sauvage. Voir Églantier
Safran Crocus sativus L. Iridaceae Stigmate en l’état, en poudre
Sarriette des jardins Satureja hortensis L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Sarriette des montagnes Satureja montana L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Sauge d’Espagne Salvia lavandulifolia Vahl. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Sauge officinale Salvia officinalis L. Lamiaceae feuille en l’état
Sauge sclarée, sclarée toute-bonne Salvia sclarea L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Sauge trilobée Salvia fruticosa Mill. (= S. triloba L. f.) Lamiaceae feuille en l’état, en poudre
Seigle Secale cereale L. Poaceae fruit, son en l’état, en poudre
Serpolet, thym serpolet Thymus serpyllum L. sensu latiore Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Sterculia, gomme Karaya, gomme M’Bep, gomme de Sterculia Sterculia urens Roxb., S. tomentosa Guill. et Perr. Sterculiaceae exsudation gommeuse = gomme de Sterculia, gomme Karaya, gomme M’Bep en l’état, en poudre, extrait sec aqueux
Sureau noir Sambucus nigra L. Caprifoliaceae fleur, fruit en l’état
Tamarinier de l’Inde Tamarindus indica L. Fabaceae Pulpe de fruit en l’état, en poudre
Temoe-lawacq Curcuma xanthorrhiza Roxb. Zingiberaceae Rhizome en l’état
Thé du Paraguay. Voir Maté
Théier, thé Camellia sinensis (L.) Kuntze (= C. thea Link) (= Thea sinensis (L.) Kuntze) Theaceae feuille en l’état, extrait sec aqueux
Thym Thymus vulgaris L., T. zygis L. Lamiaceae feuille, sommité fleurie en l’état, en poudre
Thym serpolet. Voir Serpolet
Tilleul Tilia platyphyllos Scop., T. cordata Mill. (= T. ulmifolia Scop.) (= T. parvifolia Ehrh. ex Hoffm.) (= T. sylvestris Desf.), T. × vulgaris Heyne ou mélanges Tiliaceae aubier, inflorescence en l’état
Trèfle d’eau. Voir Ményanthe
Ulmaire. Voir Reine-des-prés
Verveine odorante Aloysia citrodora Palau (= Aloysia triphylla (L’Hérit.) Britt.) (= Lippia citriodora H.B.K.) Verbenaceae feuille en l’état
Vigne rouge Vitis vinifera L. Vitaceae feuille en l’état
Violette Viola calcarata L., V. lutea Huds., V. odorata L. Violaceae fleur en l’état
Violette tricolore. Voir Pensée sauvage

 »

Notes

[1Il remplace pour cause de cohérence européenne un précédent décret (décret n° 79-480 du 15 juin 1979) qui n’en autorisait que 34 :
bardane ; bouillon blanc ; bourgeon de pin ; bourrache ; bruyère ; camomille ; chiendent ; cynorrhodon ; eucalyptus ; frêne ; gentiane ; guimauve ; hibiscus ; houblon ; lavande ; lierre terrestre ; matricaire ; mauve ; mélisse ; menthe ; ményanthe ; olivier ; oranger amer ; ortie blanche ; pariétaire ; pensée sauvage ; pétales de rose ; queue de cerise ; reine des prés ; feuilles de ronces ; sureau ; tilleul ; verveine ; violette.
Parmi celles-ci, seules la suivantes pouvaient être vendues en mélange : tilleul, verveine, camomille, menthe, oranger, cynorrhodon, hibiscus.



L’orme dérive au fil des eaux

jeudi 1er avril 2010

L’orme des rives ou orme nain (Ulmus asnapii) est-il condamné en France ?

Si certaines plantes à fleurs sont fécondées par le transport du pollen par le vent (bouleau, saule, etc.), beaucoup le sont par l’intermédiaire d’animaux pollinisateurs. Il s’agit souvent d’insectes mais aussi — dans des pays exotiques — d’oiseaux mouches ou de chauves souris. Saviez vous que, près de chez nous, les poissons le sont parfois.

C’est ainsi que l’orme des rives a basé sa reproduction sur la pollinisation par des abletttes (Alburnus alburnus) mais ne pouvant se reproduire que lors des inondations printanières — notamment tout début avril — lors desquelles les rives sont inondées et les plantes ligneuses accessibles aux poissons. La régulation des crues imposée par l’urbanisation et l’agriculture industrielle a compromis son avenir.

Moins de crues, moins d’accès aux poissons aux fleurs à croquer. En l’occurrence, celles-ci sont formées d’une partie tendre et très riche en protéines que les poissons venaient brouter, délaissant la partie dure. Se faisant, leur museau était maculé d’une matière visqueuse contenant du pollen que l’ablette en broutant une autre fleur sur un autre arbuste frottait contre le pistil de celle-ci. Quant aux quelques exemplaires conservés, à la ferme du Héron (Villeneuve-d’Ascq) dans la collection de clone d’ormes de Nord-Picardie ayant résisté à la terrible maladie de la graphiose de l’orme, ils sont actuellement en mauvaise santé et leur avenir est compromis.

En cette année mondiale de la biodiversité et comme cette plante est en limite sud de son territoire (elle est d’ailleurs inscrite sur la liste rouge régionale (et protégée par l’arrêté du 1 avril 1991 « relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Nord-Pas-de-Calais complétant la liste nationale ») des espèces menacées, il est question de revoir lorsque c’est possible la gestion du réseau aquatique local pour favoriser l’extension des zones inondables qui par ricochet protégeraient les zones urbanisées. Ainsi une partie certaines zones gérées par l’ENLM (Espace naturel Lille-Métropole) sur Deulémont et sur Forest-sur-Marque seraient rendus au régime naturel des crues.

Cela suffira-t-il à sauver cette espèce rare ?

Claude Delattre

Pour info et hors canular, les poissons peuvent, comme les oiseaux et les mammifères (entre autres), participer à la dispersion des graines. C’est le cas dans le bassin de l’Amazone et probablement ailleurs.


Haies-tu là ?

dimanche 11 mai 2008

La gestion des haies, des trognes et autres têtards est le cheminement d’une longue évolution, d’empirisme et de calculs. L’agriculture moderne (et scientiste ?) a fait terre rase de tout celà au lieu d’impulser une nouvelle évolution par une meilleur compréhension. La technologie a ignoré la tradition au lieu de la dépasser ou de la surpasser.

C’est l’agonie d’un système qui le fait redécouvrir, même si les haies disparaissent toujours plus rapidement qu’elles ne se replantent [1]. Il est possible que la replantation dépasse l’arrachage prochainement, mais une longue mémoire de l’humanité aura disparu définitivement. En effet, les haies sont parfois l’héritage de milliers d’années d’activité humaine, de structuration et de gestion d’un territoire, un cadastre vivant offert aux archéologues et aux agronomes.

L’agroforesterie [2] est un exemple de la difficulté à accepter l’idée d’agriculture différente. Vous devez cultiver du blé — par exemple — de telle ou telle manière autorisée. C’est aux autorités — ici, européennes — de réglementer celà. Le pratiquant, comme le consommateur, doit se conformer à la règle. Le problème, c’est que les règles sont souvent des dogmes ; même les règles basées sur des données scientifiques ne sont basées que sur les connaissances partielles du moment.

Quant aux données politiques et économiques, elles regardent plus le pouvoir sur les humains que la raison.

Les haies et la mécanisation n’ont pas su évoluer conjointement. La (bio)diversité locale en a pâti ; celle des sols, comme celle des plantes et animaux visibles... nommables. Ce visible n’étant qu’une petite partie de la vie qui nous entoure, on peut comprendre les dégâts encourus. Ainsi, les hôpitaux ont grandement aseptisés leurs locaux. Celà c’est traduit par de gros progrès d’hygiène et de santé mais a aussi favorisé des épidémies nocosoniales de plus en plus difficiles à combattre. L’agriculture a la même vanité de tout contrôler à coup de molécules dûment testées et validées et ne fait que préparer des guerres contre les déséquilibres qui se succèdent les uns les autres.

L’agriculteur, le paysan, savait contre quoi se battre, tricher et équilibrer. Son monde était fini, connu, même si cette connaissance pouvait encore et toujours se préciser, s’améliorer. Il va maintenant vers l’inconnu, otage des molécules à venir dont il n’est plus le fournisseur, ni lui, ni les coopératives qu’il croit contrôler et dont il n’est plus, parfois, que le serviteur. L’agriculture biologique peut faire les mêmes erreurs, attention.

On a préféré la biologie de la plante ou de la viande à la biologie de son milieu et de son sol. On a préféré la partie à l’ensemble, le laboratoire à la vie. Il faut ensuite gérer la culture et la rendre conforme aux conditions de laboratoire ou de champ d’essai. Pour caricaturer : un sol stérile — simple support de culture —, les intrants nécessaires et l’élimination de toute intrusion biologique non programmée.

Alors que l’on promeut maintenant des corridors biologiques, on a créé des déserts biologiques peuplés artificiellement de plantes alimentaires sous perfusion.

Claude Delattre

Penser à article sur le têtard dans la haie.

Notes

[1Solagro a publié une synthèse sur la période 1960-2000 : http://www.solagro.org/site/im_user... et http://www.inra.fr/dpenv/pointc46.htm.

[2Voir une étude de 1999 (il y a eut un début de reconnaissance depuis) : http://www.montpellier.inra.fr/safe....



Ras est-il boisé ?

vendredi 4 janvier 2008

En France et en Belgique, on a des pelouses lépreuses, desséchées, laides. Les exceptions « à l’anglaise » sont très très rares. Et pourtant, aménageurs et particuliers s’entêtent. Les gazons sont moches parce qu’il n’y a pas les moyens mis derrière et qu’il n’y aura — à de rares exceptions près — jamais les moyens pour en faire les greens fantasmés. Bailleurs et municipalités ne les ont pas qu’ils soient financiers ou humains, car l’usager n’est pas prêt à en payer le prix. Le cout qui en est aussi environnemental — chose peu acceptable actuellement — en est trop important.

Pourtant, les prairies de Mongolie ou la puszta hongroise, comme nos cultures céréalières, sont des étendues de graminées agréables à l’œil car elles ont cette dimension du mouvement que n’a pas une pelouse rase. Cette dernière tente de représenter l’idéal de propreté, celle des maisons montrées dans Marie-Claire, propres, parfaites et dépourvues de vie, bref la mort, le nettoyage à l’extrême : « vous savez, si je meurs, il faut pas que l’on découvre le désordre derrière moi... ».

En attendant de mourir, il faut vivre, et la vie c’est la pagaille, le désordre... à organiser. Il faut savoir inventer, recréer. Ainsi, dans le textile, une fibre aussi simple et répandue que le coton se montre sous de multiples apparences, qualités et textures. C’est même, dans nos régions, l’un des « leviers » de quelques entreprises pour survivre à la concurrence, les motivant à innover sans cesse.

Pourquoi ne pas partir dans cette voie, déjà bien entamée avec la « gestion différenciée » qui propose plusieurs solutions du gazon anglais à la prairie annuelle ou permanente, fleurie ou non, et aller encore plus loin.

Jouer avec la lumière, les nuances de hauteur et de teinte, laisser se former les épis qui sont très à même de faire apparaitre de multiples textures, chatoyantes ou soyeuses ou autres encore, sous les mouvements naturels de l’air. Montrer que pelouses et haies ne sont pas des taches de peinture cloqueuses et mal étalées ou des blocs de béton vert au mieux bien alignés et rabotés mais sont bien des ensembles vivants formés d’êtres vivants pour le plaisir d’autres vivants : nous.

Claude Delattre


L’Association des cultures : c’est quoi le principe ? : par Violaine Bouyer

lundi 9 octobre 2006

En jardinage biologique, l’association des cultures est tout aussi importante que la rotation des cultures. L’association de certains légumes favorisent leur développement respectif, il est donc utile de rassembler les plantes amies et d’en éloigner les autres.

Voir aussi « Associations de végétaux » qui liste les tableaux disponibles.

Quelques exemples qui marchent !

PLANTESASSOCIATION FAVORABLEDÉFAVORABLE
*Ail Fraisiers, tomates, carottes Choux, pois
*Carottes Ail, échalotes, laitue, oignons, poireaux, radis, tomates

Les odeurs fortes de ces plantes repoussent les mouches de la carotte

Betteraves
*Choux Thym, laitues, oignons tomates, cornichons, sauge, romarin menthe

Ces plantes éloignent les divers parasites et mouches des choux

Ail, échalotes, fraisiers, poireaux, radis
*Fraisiers Ail oignons, laitues, poireaux

Ail, oignons, salades sur la planche de fraisiers éloignent parasites et maladies du fraisier

Choux
*Haricots Cornichons, laitues, radis, tomates, œillets d’Inde Ail, échalotes, oignons
*Haricots rames Pois de senteur

Les pois de senteur attirent les insectes pollinisateurs, vous aurez ainsi un meilleur rendement

Ail, échalotes, oignons
*Mâche Poireaux
*Persil Poireaux, radis, tomates Choux, haricots, pois
*Radis Tomates, haricots, ail, laitue, persil

Semés par petites quantités toutes les deux semaines, ils prennent place facilement entre les rangs et sont ainsi protégés des parasites

Choux
*Salades Échalotes, ail, persil, oignons

Violaine Bouyer

Pour un autre exemple (cliquez-ici)

fiche technique écrite originellement pour le site des AJOnc http://www.ajonc.org/spip.php?article249


La Rotation des cultures : c’est quoi le principe ? : par Violaine Bouyer

lundi 9 octobre 2006

Pour éviter que le jardin ne devienne un paysage lunaire, il est nécessaire, avant de cultiver des légumes, de cultiver la terre ! Le principe est de la ménager, de renouveler les réserves ; les légumes ne prennent pas les mêmes choses au même endroit du sol.

L’alternance des cultures consiste donc à varier, d’une année sur l’autre, les types de cultures sur un même espace.

Cela permet :

  • d’épuiser le sol moins rapidement. Les plantes ont en effet des besoins nutritifs différents, leur alternance minimise le risque de carence du sol.
  • de diminuer le risque de transmission de maladies et de ravageurs. S’ils ne sont plus au contact des plantes qu’ils attaquent, les ravageurs et parasites finiront par disparaître. Il est cependant recommandé ne pas mettre avant 4 ou 5 ans des plantes particulièrement sensibles à certaines maladies sur la même parcelle.
  • de freiner le développement des mêmes mauvaises herbes d’une année à l’autre car le travail du sol est différent pour chaque culture.

Le principe étant d’alterner des plantes n’ayant pas les mêmes besoins nutritifs et n’étant pas sensibles aux mêmes maladies, il faut éviter de mettre des plantes de la même famille en alternance sur la même parcelle.

Petit exemple

Soyons concrets et prenons l’exemple d’une seule parcelle sur trois ans. À chaque année correspond un type de culture et un type d’amélioration du sol.

  • La première année [cultures A] pourront être plantés ou semés des légumes feuilles (choux, épinards, poireaux, cèleris-branche, raves) ou légumes fruits (tomates, aubergines, poivrons, concombres, courges) qui ont grand besoin d’éléments nutritifs et auxquels on apportera une fumure organique importante.
  • La deuxième année [cultures B] pourront être installées des légumineuses (haricots, pois, fèves) qui reposent le sol car elles ont la capacité de puiser l’azote dont elles ont besoin dans l’air.
  • La troisième année [cultures C] pourront succéder les plantes plus délicates demandant de la matière organique bien décomposée, tels les légumes à racines et à bulbes (carottes, betteraves, navets, oignons, ails).

Si l’on veut que le même type de culture revienne sur un espace donné la quatrième année, il faut diviser la partie cultivée en quatre zones (soles), et créer quatre groupes de cultures correspondants. Chaque année, faire tourner les groupes de cultures de soles en soles, l’une pouvant échapper à cette alternance pour les légumes permanents [cultures D] qui restent plusieurs années à la même place. Ainsi chaque parcelle bénéficie d’une année sur l’autre des apports en éléments nutritifs des différents types de cultures.

Violaine Bouyer

année 1
cultures A cultures B cultures C légumes vivaces D
année 2
cultures B cultures C cultures A légumes vivaces D
année 3
cultures C cultures A cultures B légumes vivaces D

fiche technique originellement écrite pour le site des AJOnc http://www.ajonc.org/spip.php?article248


La Taille d’été des fruitiers

lundi 9 octobre 2006

La taille d’été est une alternative aux tailles traditionnelles des fruitiers (tailles d’exploitation, taille douce, etc.). Cet article est tiré des pratiques de Gilbert Cardon du groupe jardinage des Fraternités ouvrières (asbl de Mouscron, province de Hainaut).

Taille d’été

Le grand principe : pas de taille avant fin-juin et on taille jusqu’à début septembre. Elle est théorisée notamment par Louis Lorette qui travailla à l’école d’agriculture de Wagnonville (département du Nord) puis au Canada. au début du 20e siècle [1].

Cette taille concerne les basses-tiges seulement. Elle les maintient à une hauteur d’1,5 m pour les poiriers ; à 2-2,5 m pour les pommiers ; à 3-4 m pour les cerisiers, par exemple, offrant une production depuis le bas de l’arbre.

la technique possible :

  • suppression des bourgeons apicaux (terminaux) et des bourgeons intermédiaires verticaux (des branches intérieures de l’arbre) qui tirent la sève. Celle-ci se reconduit donc vers les rameaux à fruits ;
  • nouvelle suppression possible pour les nouveaux bourgeons terminaux qui auraient trop de vigueur ;
  • on peut, au besoin, répartir la taille sur toute la saison ;
  • on peut laisser les coupes sur place, même les feuilles malades ou attaquées [2].

les avantages :

  • on diminue les accidents sur la végétation puisqu’on voit les feuilles et les fruits lors de la taille ;
  • on prépare les bourgeons de l’année suivante ;
  • en affaiblissant l’arbre, puisqu’il s’agit de cela, on favorise la floraison et la fructification [3] ;
  • on agit lors de l’apparition des cochenilles et des pucerons dont on supprime la sève préférée ;
  • on combat mieux les attaques de champignons par cette suppression des terminaisons malades et l’éclaircissement de l’intérieur de l’arbre au bénéfice de l’air et de la lumière ;
  • on garde ainsi un volume raisonnable dans les petits jardins et on peut donc cultiver le potager au pied des arbres [4] ;
  • on peut mieux accompagner la personnalité de chaque fruitier [5].

autres fruitiers

Kiwi

La floraison a lieu à partir de la mi-juin ; il s’agit d’une plante de soleil et mi-ombre. Ses fruits n’apparaissent souvent qu’après 5-6 ans. En début de vie, il faut se méfier des animaux (griffures de chat...) : protéger avec cataire, népéta par exemple. Pour la taille :

  • juste un pinçage pour limiter l’extension.

Les variétés :

  • gros fruits : attendre fin novembre, après les gels, pour cueillir / murissement à partir de Noël jusqu’à Pâques (sur claire-voie en cave ou cellier)
  • moyens fruits : cueillir en septembre-octobre
  • petits fruits : cueillir à partir de septembre jusqu’à tard dans l’année. Ils craignent plus les cochenilles, les meilleures variétés, aussi appelées kiwaï, ont la taille de grosses cerises fripées.
  • voir aussi :

pêcher

Sa fructification se fait sur le bois de la 2e année qui dépérit par la suite ;

raisin

Sa fructification se fait sur le bois de l’année précédente qui donne les bourgeons à fruits. La taille :

  • on rabat une première fois après la récolte (40-50 cm sont gardés)
  • puis, au démarrage du printemps, on garde le bourgeon le plus près du tronc
  • en taille d’été ou pince à trois feuilles après la dernière grappe gardée
  • voir aussi :

framboisier

Les variétés peuvent être montantes ou non. On ne taille pas, le bois mort se désagrège de lui-même ;

roncier

Taille : on supprime seulement le bois bien mort. La taille consiste juste à limiter le développement.

groseillier

  • 1re méthode :
    • à la mi-juin, on coupe les 2/3 de la nouvelle pousse, puis encore la même chose fin aout-début septembre. On garde ainsi le bas du groseillier garni de fruits, la fructification s’étend sur 15 ans.
  • 2e méthode :
    • on garde une forme libre et on pince les bouts fin aout-début septembre. la fructification (bas du groseillier est dégarni) s’étend sur 7/8 ans
    • puis on rabat à 40 cm et la fructification reprend un ou deux ans après
  • voir aussi :

groseillier à maquereau

Il nécessite le plein soleil et un sol fertile. Il existe des variétés résistantes à l’oïdium, mais elles sont moins bonnes ;

Notes

[1La taille dite Lorette raccourcit à 3 ou 4 feuilles, les rameaux forts et les gourmands vers la mi-juillet pour favoriser des rameaux plus courts à fruits. Voir aussi :

  • Louis Lorette, La Taille Lorette, Truffaut, 1913 ;
  • L. Marchand, La Taille Lorette à la portée de tous, Le Cep, 1946

[2Il semblerait que la décomposition et le pourrissement des déchets au pied des arbres d’origine se rapproche à terme d’un traitement au purin végétal.

[3On le voit aussi avec des arbre âgés qui arrêtent leur croissance pour produire comme ils n’ont jamais fait avant de mourir peu après. L’arbre se trouve devant l’alternative de se développer au maximum (produire du bois et des feuilles qui le nourrissent) ou se reproduire. Lorsque le développement est en danger, la fonction de reproduction reprend la priorité. Ceci explique que des arbres faibles peuvent produire plus. Ce paradoxe explique aussi qu’un végétal peut produire plus de fleurs ou de feuilles en dépit d’une carence dans le fertilisant correspondant.

[4Les légumes pompent le trop plein d’azote et gagnent un peu d’ombre.

[5L’observation doit faire de la nature « un coéquipier et non une personne à mater. ».



Les Haies : par Violaine Bouyer

lundi 9 octobre 2006

Un peu d’histoire

Le bocage est le résultat de pratiques du Moyen Âge [1] : les moines ont défriché en laissant en place les lisières des forêts pour protéger leurs cultures. Le bocage s’est ensuite principalement développé à partir du 16e siècle. C’est après la 2de guerre mondiale que l’on a commencé à enlever les haies à cause : du remembrement et des changements de propriétaires qu’il a entrainés, de la déprise agricole et notamment l’arrêt des pâturages, de l’eutrophisation des haies (c’est à dire leur dégénérescence liée à l’excès d’azote qui fait disparaître certaines espèces).

Quel est l’intérêt d’une haie ?

Une haie peut avoir plusieurs fonctions :

  • productive : de bois de chauffage ou de bois d’œuvre ;
  • esthétique : par la diversité des espèces et des floraisons, par la variété des paysages qu’elle crée ;
  • écologique : frein à l’érosion des sols, régulateur d’humidité, niche pour oiseaux et insectes : les haies fournissent aux auxiliaires (insectes mangeant les autres insectes dévoreurs de cultures) un abri notamment hivernal (d’où l’intérêt des arbres à feuilles persistantes) et de la nourriture (les nectars et pollens précoces du noisetier, saule etc.) ;
  • agricole : protection des cultures contre le vent (évite la verse des céréales), protection des cultures contre les ravageurs en favorisant la présence d’insectes auxiliaires.

Les différentes formes de haies

  • Les haies clôtures (de 1 m à 3 m)
  • Les haies brise vent (de 2 m à 20 m)
  • Les bandes boisées

Éléments à prendre en compte dans la composition d’une haie

  • Privilégier les essences locales : plantes adaptées aux conditions de sol et de climat de notre région ;
  • évaluer la capacité du sol à retenir ou évacuer l’eau et le degré d’acidité du sol afin d’affiner la sélection des végétaux ;
  • évaluer la croissance des arbres ou arbustes que l’on veut planter (un aulne peut atteindre 20 m, le prunellier 5 m…) ;
  • penser au feuillage des arbres et arbustes : est-il caduc (dont le feuillage tombe à l’automne - ex : bouleau, cornouiller sanguin, noisetier) ?, marcescent (dont le feuillage se flétrit sans se détacher - ex : hêtre, charme) ?, ou persistant (dont le feuillage subsiste en hiver - ex : houx) ? ;
  • tenir compte des périodes de floraison et du caractère plus ou moins mellifère (qui produit un suc avec lequel les abeilles font du miel) des arbres et arbustes.

Comment tailler les haies ?

Toute haie doit être taillée pour la garder équilibrée, variée, florifère, accueillante à la faune auxiliaire.

Arbres à feuilles caduques (qui tombent chaque année) : ne pas tailler à la plantation (sauf plantation tardive, en cas de bourgeons démarrés : raccourcir de 1/3 à 1/2), l’année suivante : recéper à 10 cm.

Arbres à feuilles persistantes : ne pas tailler à la plantation (sauf troènes : toujours les raccourcir de 1/2 à 2/3), l’année suivante : raccourcir 1/3 à 1/2 selon croissance.

Les années suivantes : les espèces à floraison printanière doivent être taillées en février et mai après floraison, les espèces à floraison estivale doivent être taillées en juin et septembre.

Pour qu’une haie soit aussi fournie en haut qu’en bas, il faut la tailler en forme de pyramide épointée. La base de la haie doit être légèrement plus large que le haut, permettant aux feuilles de recevoir une quantité suffisante de lumière.

Les outils nécessaires à la taille des arbres et arbustes

  • Le sécateur : meilleur outil pour tailler les tiges ligneuses jusqu’à 2 cm d’épaisseur.
  • Le taille haie : grâce à ses longues lames, il permet d’obtenir la forme souhaitée de la haie.
  • L’ébrancheur : taille les branches d’épaisseur moyenne, trop larges pour le sécateur et trop fines pour la scie.
  • L’émondoir sur perche : ébrancheur monté équipé d’une perche qui peut être télescopique ou munie d’une rallonge pouvant atteindre 6 m de haut.
  • La scie de jardinier : permet une coupe nette à la jointure du tronc et de la branche, à même de cicatriser facilement.

Comment planter une haie ?

  1. Préférer les jeunes plants à racines nues ou en godet. Ils ont le meilleur potentiel de reprise et de croissance.
  2. Mettre en jauge les plants dès réception pour éviter leur dessèchement dans du sable ou terre légère et arroser abondamment
  3. Bêcher séparément sans les mélanger les 30 cm de surface et les 30 cm de sous sol quelques jours avant la plantation
  4. Modeler la surface au râteau en donnant au sol un profil légèrement en cuvette qui permet une meilleure récupération de la pluie
  5. Matérialiser les distances de plantation sur l’espace bêché (entre 1,2 m et 2 m entre chaque plant)
  6. Préparer les plants en coupant les racines blessées qui pourraient pourrir dans le sol en biseau vers le bas à l’aide d’un sécateur
  7. Praliner les racines des plants à racines nues avec un pralin du commerce ou un mélange d’argile, d’eau et de bouse de vache. Cet enduit évite le dessèchement des racines lors de la plantation et favorise le démarrage de nouvelles racines. Dans le cas de plants en godets, les faire tremper quelques minutes dans un seau d’eau avant leur plantation
  8. Planter à l’aide d’un transplantoir les jeunes plants. Le collet du plant (partie intermédiaire entre les racines et le tronc) doit se trouver juste au niveau du sol
  9. Ajouter la terre de surface autour des racines puis la terre de sous sol pour combler le trou. Maintenir le plant en place par une pelleté de sable ou de terreau
  10. Bien tasser la terre autour du plant pour éviter que les racines ne se dessèchent dans les cavités d’air
  11. Arroser pour combler les cavités d’air qui se seraient formées
  12. Protéger les jeunes plants par une gaine
  13. Pailler pour éviter l’enherbement, gros consommateur d’eau et donc concurrent de la haie

Violaine Bouyer

Fiche technique précédemment écrite pour le site des AJOnc :
http://www.ajonc.org/spip.php?article250

Sources bibliographiques :
 Le Guide des plantations - L’Espace Naturel Régional
 Des Haies biologiques pour les jardins les vergers et les champs - Espace Naturel Régional
 Quels végétaux choisir ? - Coordination Espace Naturel Régional
 Plantes des haies champêtres : écologie, usages et traditions - Nord Nature Bavaisis et Haies vives
 Les Outils de jardins - William Bryant Logan - Könemann

Cette fiche technique n’est pas exhaustive. Elle a pour but de donner un aperçu de ce à quoi il faut penser lors de la conception d’une haie. Pour plus d’informations sur un point précis, n’hésitez pas à emprunter des documents aux Centre Régional d’Information et de Documentation (CRID) de la Maison de la Nature et de l’Environnement (MNE) — 23, rue Gosselet à Lille ou à la bibliothèque des AJOnc — 13, rue Montaigne à Lille.

Notes

[1Des études récentes, d’après les grandes fouilles préventives des années 1990 et du début du 21e s., montrent que les premiers bocages seraient apparus vers -2000, au Bronze Ancien. Voir in : Carpentier, Vincent ; Marcigny, Cyril. — Des hommes aux champs, pour une archéologie des espaces ruraux du néolithique au Moyen Âge. — Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2012. — 459 p. : ill. ; 28 cm. ISBN 978-2-7535-2101-8