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Les mares au jardin

dimanche 21 juin 2015

Cet article? complète largement et remplace un précédent texte de 2006.

La mare est généralement considérée comme un petit étang, sans plus [1]. Nous choisirons, ici, d’appeler « mares » les volumes d’eau non courantes et non empoissonnées [2].

Les mares sont parfois naturelles ; elles tendent alors, comme les étangs et les lacs, à se combler progressivement et, dans nos régions, à laisser place à la forêt.

Elles sont le plus souvent d’origine humaine ; ce sont celles qui nous intéressent. Nous pourrions dire « étaient », car les 9/10e ont disparues avec le progrès et le confort moderne : elles servaient de réservoir d’eau pour les incendies, l’abreuvement des animaux, de pédiluve au bétail, la lessive ou la vaisselle, le drainage, le travail du lin ou du chanvre, de l’osier ou de la ronce, de réservoir contre la sécheresse. Les bornes d’incendie et l’eau courante, ainsi qu’un discours hygiéniste souvent justifié, ont amené la disparition des puits, mares et autres flots.

Les mares étaient creusées dans des lieux naturellement imperméables, notamment ceux où l’eau a déjà tendance à s’accumuler ou dans les affaissements de terrain. On accentuait donc la tendance de l’environnement en l’utilisant. On pouvait aussi essayer de contraindre la nature en creusant et/ou en imperméabilisant (par une surface d’argile ou par une maçonnerie étanche). Les moyens mis en œuvre devenaient alors importants.

L’alimentation en eau est garanti par les pluies, d’où une variation du niveau dans l’année, plus ou moins importante selon le climat. Un fonctionnement qui convient assez peu aux poissons mais beaucoup mieux aux amphibiens.

Comme les haies, les mares sont devenues un obstacle à la mécanisation et à la rationalisation du travail agricole. Les unes ont été arasées, les autres comblées, souvent de déchets, trop souvent polluants. Les mares qui ont le mieux subsisté sont les mares d’agrément — ainsi que les bassins à poissons qui sortent de notre sujet.

Heureusement, des communes, des associations et aussi des particuliers ont travaillé et travaillent à créer ou à entretenir des mares naturelles ou pédagogiques

Dans le prolongement du « Jardin naturel », nous promouvons la mare comme auxiliaire de jardin : « Un point d’eau dans un jardin est quasi-indispensable, pour que les oiseaux puissent s’y abreuver et s’y baigner. Une mare, agrémentée de plantes aquatiques, même de taille réduite, sera le centre d’intérêt de tous les animaux du jardin. Vous pourrez peut-être y observer grenouilles et libellules, ainsi que quelques mammifères qui viendront s’y désaltérer. Placez une planchette à cheval sur le bord de la mare, pour que les animaux tombés dans l’eau puissent s’en sortir […]. ». Pour l’exemple choisi, il s’agissait d’un bassin préformé qui trouve facilement sa place dans un petit jardin.

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un modèle possible

Surface : au moins 6 m², jusqu’à 20 m² et plus.
Profondeur : 1,2 m maximum
Pentes :

  • un seul côté abrupt, accessoire d’ailleurs sur une grande mare, mais facilite l’entretien (accès pour nettoyage),
  • un côté à paliers (20, 40, 80, 100 cm) avec une pente moyenne de 5-15° (toujours inférieure à 30°), et des dépressions pour mieux retenir la terre ; quelques pierres peuvent aider à fixer,
  • côté à paliers sur le flanc nord pour mieux recevoir le soleil,
  • possibilité d’anse, 2-3 cm de profondeur, si mare assez grande (sinon évaporation trop rapide), cette zone (1-2 m²) sera stérile (graviers, sable).
    Sous-sol :
  • fonds en argile, bentonite, etc. :
    — assez couteux pour la bentonite, idéal pour l’argile,
    fonds imperméabilisé par une bâche :
    — épaisseur de bâche supérieure à 1 mm (en PEHD mais craignant les UV, en EPDM ou en caoutchouc-butyle),
    — structure générale (de bas en haut) :
    - sol tassé et nettoyé des cailloux, arêtes? coupantes...
    - grillage à mailles fines
    - sable fin
    - géotextile ou moquette ou vieux cartons humides
    - bâche
    - sable et graviers sur argile ou sur terre pauvre (couches de 5 à 15 cm), généralement 1/2 gravier, 1/4 sable et 1/4 terre.
    Plantes :
  • choix envisageables (tenu compte de l’envahissement et des qualités épuratives et hébergeantes) :
    - pieds dans l’eau : menthe aquatique (Mentha aquatica), très nectarifère? ; laîche (Carex ripania) ; iris faux-acore (Iris pseudacorus), jaune ;
    - pleine eau : renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis) ; cornifle (Ceratophyllum demersum) ; myriophylle (Myriophyllum spicatum) ;
  • possibilité d’utiliser des pots ou des bacs pour limiter le développement des rhizomes? des autres plantes plus envahissantes (massette, roseau, jonc, potamot). Pour élargir le choix : Les plantes régionales pour les mares, en annexe.

Alentours :

  • prévoir une zone herbeuse (limite la pollution),
  • prévoir du bois mort (pour l’hibernation de la faune),
  • protéger des feuilles? mortes et de l’ombre.

***

Les mares de jardin ne dépasseront pas 2 mètres de profondeur : au-delà, sauf dans des eaux mortes, la lumière solaire ne peut plus pénétrer. Par sécurité, il vaut mieux ne pas dépasser 1,20 mètre ; de plus peu de plantes sont utilisables au delà de cette profondeur. Les mares auront au moins 70 centimètres de profondeur pour garantir un volume d’eau hors gel. La surface peut varier de quelques décimètres carrés (avec un petit bassin thermoformé, donc peu profond) à quelques dizaines de mètres carrés.

Plus la mare est étendue et profonde, plus elle sera insensible à la sécheresse et au gel. Six à vingt mètres carrés, dont une partie à plus de 70 centimètres de profondeur est un bon choix :
— son inertie la protège des aléas climatiques normaux ;
— sa surface permet d’équilibrer plus sûrement la vie végétale.

La surface peut être moindre si l’on ne veut pas empiéter trop sur le jardin.

Les mares auront des paliers pour faciliter l’installation des plantes aquatiques. Le dernier palier aura une face en pente douce, de préférence au sud, pour aider la sortie des animaux qui s’y baignent ou qui y sont tombés. Sans cela, les noyades sont garanties pour ceux qui ne pourront pas grimper les 10-20 centimètres d’une rive souvent bâchée et donc glissante, en plus d’être verticale. Nous pourrons aussi aller plus loin et garantir cette pente depuis le palier qui connait les plus basses eaux.

Ces paliers seront aussi utiles aux humains qui tombent dans la mare. La face nord peut être plus abrupte pour bénéficier au maximum de l’apport solaire sur ces paliers. C’est au-delà de cette rive que nous allons planter les espèces? thermophiles (qui aiment le soleil) comme les thyms, romarins et beaucoup de lamiacées (labiées?). Surélevées et suffisamment éloignées pour garder les pieds au sec en hiver, elles profiteront ainsi de la réflexion du soleil sur l’eau.

On évitera aussi le surplomb par les arbres : leurs feuilles, en se décomposant, peuvent modifier l’acidité de l’eau et le travail d’entretien deviendra vite fastidieux.

* * *

L’alimentation de la mare se fait par les eaux de pluie et peut être complétée de deux manières :

  • Elle est installée sur un point bas du jardin. Elle reçoit donc une partie des eaux de ruissellement. Celà implique qu’il n’y ait pas de traitement chimique sur ce jardin car la mare serait perturbée par l’apport de molécules, naturelles ou artificielles, du traitement. Des espèces végétales ou animales peuvent alors disparaitre ou décliner, défaisant l’équilibre que nous essayons de créer. Nous devons aussi faire attention à l’apport de matière organique apporté par le ruissellement. La mare risque l’eutrophisation, c’est-à-dire un développement important d’algues et végétaux favorisé par l’excès d’azote qui va étouffer une partie de la vie. Nous laisserons une bande herbeuse pour filtrer le ruissellement.
  • Elle est près d’un toit. Nous pouvons alors utiliser le trop plein de la récupération d’eau de pluie et le faire dériver sur la mare. Le passage préalable dans le récipient de récupération, installé pour l’arrosage ou d’autres usages, permet à l’eau de décanter (c’est-à-dire de déposer une partie des substances entrainées depuis les toits).

Il est prudent d’attendre quelques jours avant de planter les végétaux, le temps que la température s’équilibre.

* * *

Les plantes peuvent être flottantes (nénufars, renoncules aquatiques..., plantes dites hydrophytes, d’eau) ou avoir leurs racines sous l’eau (iris, saule, carex, roseaux, massettes..., plantes dites hélophytes, de vase) et supporter les variations de niveau.

Le choix va s’adapter à la profondeur où nous pouvons les installer. Il s’agit d’une profondeur moyenne. En effet, les végétaux vont subir les variations, même minimes, du niveau de l’eau. Ces variations existent dans la nature et végétaux et animaux y sont adaptés et en ont parfois besoin pour mieux se développer. Nous devons juste limiter les variations qui sortent de l’ordinaire : par l’apport d’eau (ce qui est difficile en période de sécheresse), par l’évacuation du trop plein. Les abords de la mare, eux, recevront des plantes adaptées aux débordements et à l’humidité plus importante que dans le reste du jardin.

L’installation se fait de préférence dans des paniers qui permettent de contenir les espèces trop envahissantes et d’éventuellement les déplacer et de diviser nos plantes plus facilement.

Parallèlement à l’installation de notre choix de plantes, nous pouvons aussi « ensemencer » la mare. Il s’agit, à partir d’une mare souvent naturelle et non protégée mais dont la richesse biologique nous satisfait, de prélever une motte de terre et de l’émietter sur notre mare. Les micro organismes et les graines qui se plaisent vont rapidement se développer. Nous aurons ainsi un complément naturel et diversifié à notre choix.

* * *

La vie animale va rapidement s’installer. Il est inutile de l’importer [3]. Les animaux viendront d’eux-mêmes s’ils sont installés dans le voisinage, sinon des oiseaux apporteront accidentellement des œufs.

Le présence de moustiques est rapidement limitée par l’installation naturelle de prédateurs (libellules, dytiques, amphibiens...) ; il n’y a pas besoin de poissons. La prolifération de moustiques est bien plus à craindre de par les eaux stagnantes de notre jardin (cuve de récupération, pots et brouettes non retournés, bâches et sacs qui trainent sous la pluie, etc.).

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La présence de jeunes enfants doit aussi être prise en compte avec des protections adaptées.


Claude Delattre

Les plantes régionales pour les mares

De nombreuses plantes sont proposées pour les bassins et les mares. Voici ici celles plus particulièrement destinées aux mares naturelles et adaptées à la région. Elles sont toutes rustiques, bien évidemment.

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Bassin bâché

Acorus calamus (acore odorant, acore calame). Utile pour consolider les berges. Une plante épurative utilisée en lagunage.
Alisma plantago-aquatica (plantain d’eau). Devient envahissant lorsque le terrain lui convient.
Berula erecta (petite berle, berle dressée, berle à feuilles? étroites, cresson sauvage). Plante stolonifère? à tiges? creuses.
Butomus umbellatus (jonc fleuri). Pour se plaire, la plante a besoin de nourriture et d’espace. Elle se répand par ses rhizomes?.
Caltha palustris (populage des marais ou souci d’eau). Craint le manque d’eau : les feuilles se dessèchent alors.
Carex pseudocyperus (laîche). Pousse en touffe. Assez élégant.
Carex riparia (laîche des rives). Pousse en touffes compactes et s’étend par ses stolons?.
Ceratophyllum demersum (cornifle nageant). Plante oxygénante souvent support de ponte. Disparait l’hiver et réapparait au printemps. Il se bouturage facilement par fragment de tige.
Dactylorhisa praetermissa (orchidée des marais). Une orchidée appréciant les terres partiellement inondées ou humides.
Eleocharis palustris (scirpe des marais, petit jonc, souchet des marais). Plante parfois envahissante, utilisée aussi en lagunage naturel.
Epilobium hirsutum (épilobe hérissée?, épilobe à grandes fleurs?, épilobe velue?). S’étend facilement par ses stolons.
Epipactis palustris (épipactis des marais, helleborine des marais). Orchidée à souche? rampante?.
Eriophorum angustifolium (linaigrette). Plante à houppes soyeuses? et à croissance lente, vit dans les marécages et tourbières acides?.
Euphorbia palustris (euphorbe des marais). Bractées? assez grandes, vert-jaunes, très décoratives. Attention à son latex? irritant.
Hippuris vulgaris (pesse d’eau). Plante oxygénante intéressante pour le lagunage et les bassins.
Hottonia palustris (hottonie des marais, violette d’eau). Plante d’eaux riches et froides (mares forestières). La plus décorative des plantes oxygénantes par son feuillage dense et sa floraison mais à la culture est la plus délicate. Plante très sensible à la pollution.
Hydrocharis morsus-ranae (petit nénufar, morène des grenouilles, grenouillette). Forme? des touffes flottantes, avec des feuilles de 2-5 cm de diamètre. Disparait de la surface l’hiver pour réapparaitre au printemps suivant.
Iris pseudacorus (iris des marais). L’iris jaune d’Europe, à l’origine de la « fleur de lys » des armoiries, et symbole de Bruxelles. Utilisé en lagunage, c’est une bonne plante épuratrice.
Juncus inflexus (syn. glaucus) (jonc glauque?, jonc des jardiniers). Ses tiges sont bleu-vert, striées?, avec des inflorescence? latérales assez lâches. Il convient pour les petits bassins.
Mentha aquatica (menthe aquatique). Il convient de limiter son expansion rapide. Même son feuillage est parfumé.
Menyanthes trifoliata (trèfle d’eau). Le trèfle d’eau possède une souche qui flotte ou s’ancre au fond du bassin en fonction de la profondeur. La floraison est assez longue.
Myriophyllum spicatum (myriophylle en épi?, volant d’eau). La contrôler assez fréquemment pour laisser de l’eau libre?. Plante oxygénante et épuratrice.
Nuphar lutea (nénufar jaune). Contrôler son étalement important.
Nymphaea alba (nénufar blanc). Espèce? blanche très rustique, florifère et qui pousse facilement.
Nymphoides peltata (faux-nénufar). Espèce assez longue à s’établir. Floraison jaune très intéressante. Plante filtrante et limitant la prolifération des algues
Oenanthe fistulosa (œnanthe fistuleuse?). Ses tiges creuses portent des stolons
Parnassia palustris (parnassie). Une plante aux fleurs blanches étoilées.
Phalaris arundinacea (baldingère, phalaris, ruban de bergère). Graminée aquatique au rhizome traçant? (pour la végétalisation des berges d’une mare naturelle).
Phragmites australis (roseau commun, phragmite). Une plante utile en lagunage. Mettre de préférence en panier afin de limiter son expansion, le rhizome traçant pouvant s’étendre de plusieurs mètres par an dans de bonnes conditions.
Polygonum amphibium (= Persicaria amphibium) (renouée aquatique, persicaire amphibie). Ne fleurit qu’en terrain inondé.
Potamogeton natans (potamot). Une plante oxygénante à feuillage décoratif.
Potentilla palustris (potentille des marais, comaret des marais). Une plante menacée de disparition dans la nature. Floraison rouge profond. Feuillage décoratif à partir de juillet.
Ranunculus aquatilis (renoncule aquatique). Une renoncule oxygénante pour le bassin. Sert de refuge à la petite faune aquatique.
Ranunculus flammula (petite douve). Une plante couvre-sol intéressante par sa végétation se développant toute l’année et pour sa floraison jaune prolongée.
Ranunculus lingua (grande douve). Proche de la précédente renoncule mais à plus grosses fleurs jaunes. Peut devenir envahissante.
Sagittaria sagittifolia (sagittaire). Une plante déphosphatante utilisée en lagunage. Feuilles en forme de fer de lance.
Schoenoplectus lacustris (jonc des chaisiers, jonc des tonneliers, grand jonc). Pousse en grosses touffes et sert de refuge à la faune du bassin (y compris les petits poissons) et de la mare. Aussi lieux de nidification pour les oiseaux (poules d’eau, grèbes huppés, foulques...) des étangs.
Sparganium erectum (rubanier rameux?, rubanier dressé, ruban d’eau). Une plante à associer avec les joncs, propose un développement important.
Stachys palustris (épiaire des marais). Plante à fleur rose pourprée qui s’étend par stolons.
Stratiotes aloides (aloès d’eau, stratiote faux-aloès). Plante oxygénante originale qui descend au fond de la mare à l’automne.
Thelypteris palustris (fougère des marais). Une fougère aquatique pouvant se développer sous l’eau.
Typha angustifolia (massette à feuilles étroites). Un Typha pas trop envahissant et très élégant.
Typha latifolia (massette à feuilles larges). Un Typha plus envahissant. Utilisé en lagunage.
Veronica beccabunga (véronique des ruisseaux, cresson de cheval bleu, salade de chouette). Plante couvre-sol aux feuilles charnues immergées et persistantes? et à petites fleurs bleues.

Plantes exogènes utilisables :

Calla palustris (calla des marais, arum d’eau). Fructification rouge, toxique. Plante proche des arums.
Geranium palustre (géranium des marais). Sa croissance vigoureuse en fait un excellent couvre-sol pour une bordure de mare ou une rocaille.
Gratiola officinalis (gratiole).
Lysimachia thyrsiflora (lysimaque thyrsiflore). Cette plante forme vite des touffes compactes. La floraison est importante tout le long de la tige.

Liste de plantes régionales de berge

Une mare a une population spécifique, ses abords aussi. Certaines plantes de berge appartiennent également à la liste des plantes pouvant être immergées temporairement ou non. Si votre mare est bien étanche, il faudra veiller à favoriser une humidité de l’espace avoisinant pour faciliter l’implantation et le développement de ces végétaux. À défaut, le milieu autour de votre mare sera assez étranger à celle-ci mais vous pouvez alors choisir de faire contraster la mare avec des plantes de terrain plus sec. La faune de la mare préfèrera une liaison cohérente entre la mare et ses alentours.

Pour des raisons de place, vous pouvez réserver les plantes mixtes (de mare et de berge) pour vos berges afin de réserver la mare aux plantes qui ne peuvent vivre en dehors. Vous garderez ainsi une plus grande diversité.

Cette liste non exhaustive peut être complétée par quelques espèces ou variétés plus horticoles.

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Plante de bord(’)eau(x)

Alopecurus geniculatus (vulpin genouillé?)
Arum maculatum (arum)
Caltha palustris (populage des marais)
Carex pendula (laiche pendante, à épis pendants, élevée)
Carex riparia (laiche des rives)
Comarum palustre = Potentilla palustris (potentille des marais)
Dipsacus fullonum (cardère)
Epilobium hirsutum (épilobe hérissée)
Epipactis palustris (épipactis des marais)
Equisetum palustre (prêle des marais)
Euphorbia palustris (euphorbe des marais)
Filipendula ulmaria (reine des près)
Fougères [plusieurs espèces]
Hydrocotyle vulgaris (écuelle d’eau)
Iris germanica (iris des jardins)
Iris pseudacorus (iris des marais)
Lysimachia vulgaris (lysimaque)
Mentha aquatica (menthe aquatique)
Phalaris arundinacea (baldingère)
Persicaria maculosa (pied rouge ou persicaire)
Polygonum bistorta (= Persicaria bistorta, bistorte)
Ranunculus flammula (petite douve)
Ranunculus lingua (grande douve)
Primula (primevères)
saules [à bien contenir] : Salix alba (saule blanc), Salix cinerea (saule cendré), Salix fragilis (saule fragile), Salix purpurea (osier rouge), Salix viminalis (osier blanc)
Silene flos-cuculi (= Lychnis flos-cuculi, lychnis fleur-de-coucou)
Solanum dulcamara (morèle douce-amère)
Symphytum officinalis (consoude)

Plantes exogènes utilisables :

Calla palustris (calla des marais)
Eriophorum vaginatum (linaigrette engainante)
Geranium palustre (géranium des marais)
Hemerocallis fulva (hémérocalle fauve, lis rouge)
Lobelia urens (cardinale des marais)
Rhododendron (rhododendrons et azalées)
Sagina subulata (sagine subulée?)

Notes

[1Si une limite de 5 000 mètres carrés (un demi-hectare) apparait parfois, elle n’est pas officielle.

[2Les « sans plus » représentent selon le WWF (World Wildlife Fund), avec l’ensemble des zones humides, 25 % de la biodiversité.

[3Avec des œufs d’amphibiens, par exemple. Ces espèces sont protégées et ne peuvent être déplacées sans autorisation.


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